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Patrice Cohen-Séat  est né en 1947. Avocat, il est un des principaux dirigeants du PCF, chargé de la communication, des études et des relations avec les médias. Il préside l'association Espace-Marx qui rassemble des chercheurs et des acteurs de la vie la vie sociale.
"Pour la troisième fois consécutive, la gauche a été battue à l'élection présidentielle. Et pour la première fois, il n'y a pas d'alternance. Après cinq ans de pouvoir, la droite se succède à elle-même avec un projet plus libéral et autoritaire qu'en 2002. Chacune des forces de gauche doit s'interroger sur les causes de cet échec, et sur ses propres responsabilités." Patrice Cohen-Séat ne les esquive pas et appréhende avec une grande liberté de ton des questions de fonds telles l'égalitarisme, le collectivisme, l'étatisme, l'internationalisme, la révolution, ou d'actualité telles l'Europe, la réduction du temps de travail, l'assistanat, la dépénalisation de l'usage des drogues,... Il pose une réflexion critique sur le futur de la gauche en général et du Parti communiste en particulier. Un livre indéniablement fort utile.
 

LA CULTURE AU TRAVAIL

Réédité à deux reprises la culture au travail était depuis longtemps épuisé et introuvable, sa parution, aujourd'hui, est un événement majeur pour celles et ceux qui œuvrent sur cette double problématique.

Ce livre est important car il opère une véritable rupture, affirmée comme telle, dans le champ du savoir et dans celui des pratiques.
Ce qui me paraît aujourd'hui lumineux, c'est l'évidence que nous invite à partager Jean-Michel Leterrier, de connecter l'essence même de la culture aux pratiques du travail humain. L'analyse précise de six expériences menées par des comités d'entreprise au début des années quatre-vingt permet à l'auteur de livrer ses concepts de "porosité", de "superposabilité", "perméabilité", "métissage" et de poser les bases d'une mise en rapport des modes de production des écritures et du" recours" aux métaphores. Leterrier écrit : " C'est donc en terme d'échanges d'expériences, de valeurs, de patrimoines, que se situeront ces rencontres avec d'autres rivages de la culture. "Ou encore : " Nous pouvons postuler que plus une œuvre d'art possède la possibilité de multiplier des combinaisons avec des expériences individuelles, de se combiner avec un stock de sensations et de concepts, plus fort serait son "potentiel d'enrichissement." Ce livre apparait peut-être comme le territoire dessiné d'une utopie concrète. C'est ce qui donne raison de sa réédition, aujourd'hui, par les cahiers de Convergences.

Gérard ASTOR
Auteur et directeur de théâtre
Universitaire et Président de Convergences

Parution de “Presse communiste, presse radicale “
voir ici présentation pdf

Presse communiste, presse radicale (1919-2000)

Passé/Présent/Avenir ?

Actes du colloque organisé du 20 au 21 octobre 2005 à l'université libre de Bruxelles par le Centre d'histoire et de sociologie des gauches.

Ouvrage publié sous la direction de José Gotovitch et d'Anne Morelli

Du XIXe siècle à nos jours, une presse écrite a scandé, à travers toutes les nuances de la gauche radicale, l'actualité et le combat politiques, s'érigeant en porte-parole, en agitatrice, en organisatrice et parfois même en raison d'être de multiples groupes ou organisations.

Ces journaux ont construit les cultures spécifiques des mondes communiste, anarchiste, trotskiste, anarcho-syndicaliste et autres. Ils ont contribué à façonner les militants, les ont mobilisés, éduqués, ont quelquefois agité l'opinion, mais sont souvent demeurés à tout jamais confidentiels et sans continuité.

Aujourd'hui que les techniques et l'évolution sociologique modifient les formes et les structures militantes, il est utile et urgent de s'intéresser, au-delà de l'histoire politique, et pour pallier l'inexistence d'archives de cette " petite presse " et la disparition de ses acteurs, au fonctionnement de celle-ci. Cet ensemble d'études, belges et internationales, ciblent deux directions principales : la fabrication, le financement, la diffusion, le public, d'une part ; les rapports internes entre direction et rédaction, entre rédaction et pouvoir tutélaire, politique et financier d'autre part. Les auteurs tentent de déterminer, si au coeur même de l'âge d'or du militantisme, des procédures spécifiques révélaient les faiblesses structurelles ou les travers consubstantiels des organisations radicales vis-à-vis de leur presse, annonciatrices de leur inévitable déclin et/ou disparition. L'ouvrage permet de s'interroger et peut-être de contourner les mêmes dangers qui pèseraient sur le renouveau de l'expression radicale à travers l'internet.

Ces études constituent donc une halte sur un passé foisonnant et très mal connu et se veulent contribution aux interrogations sur l'avenir.

- José Gotovitch est professeur d'histoire contemporaine au département de science politique de l'université libre de Bruxelles. Il est spécialiste de l'histoire de Belgique (la guerre 1940-1945, la Résistance et le mouvement communiste belge).

Anne Morelli est professeur d'histoire à l'université libre de Bruxelles.

 L’ouvrage peut être obtenu après du CHSG au prix de 18 € au lieu de 20€ jgotovit@ulb.ac.be